DE-HORS 2007
La place de l’art contemporain dans l’espace du patrimoine historique.
En se penchant sur les œuvres écrites de philosophes comme Aristote, Platon ou plus tard, Friedrich Nietzsche, qui ont justement réfléchis à la notion de l’art, il en découle clairement que l’art est une représentation humaine. Si la définition des arts-plastiques est différente suivant les époques, la notion d’édification reste cependant similaire. Il est évident que les techniques de constructions ont évoluées depuis. Toutefois, force est de constater que la volonté d’ériger toujours plus haut et toujours plus solidement, est effective encore aujourd’hui. Ce qui en soi, correspond à une autre figure, celle de la représentation des sociétés humaines.
En considérant la pensée de Hegel et d’Anne Cauquelin, l’œuvre vit et meurt. Elle est la représentation même d’un cycle, d’une vie qui s’achève et qui naît. Au contraire de Gilles Deleuze ou de Malraux, qui considèrent que l’œuvre ne meurt pas, que c’est une résistance au temps (de l’acte de créer l’entité même de l’œuvre.)
L’œuvre patrimoniale correspond quant à elle, à la reconnaissance de l’histoire et à la conservation des biens. Du latin pater, le père, les monuments historiques patrimoniaux guident les civilisations, en leur rappelant leurs souvenirs oubliés.
Comprenons alors la différence entre art contemporain et patrimoine, car c’est bien de cela qu’il s’agira dans cette recherche. L’art contemporain serait une création située dans le présent, précisément notre époque. Le terme contemporain s’adapte à toute actualité, en tout temps. Il détermine cependant une période artistique définit à partir de la fin du XXème siècle à nos jours. Il ne s’agit donc pas de comprendre ici, le présent comme un indice de temps immédiat. Mais plutôt faudrait-il le considérer comme le temps d’une génération, de la présence d’une vie sur Terre. Au contraire, le patrimoine se définit dans l’allégorie des œuvres créées et construites dans le temps, précisément passé. Nous le définirons telle une représentation de l’histoire.
Si la différence est frappante, leur connivence est d’autant plus troublante. Car, si ces deux notions s’entendent bien sur leur origine matérielle, alors leur analogie propre serait l’Homme.
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